09.07.2009
Sehr schön
Quelle épreuve ! De retour de l'Ironman de Francfort couru ce dimanche 5 juillet, j'avoue avoir la tête encore un peu dans les étoiles, 4 jours après la course.
Tous les ingrédients sont réunis pour réaliser un évènement sensationnel. La qualité de l'organisation tout d'abord : à la rigueur toute germanique s'ajoute le souci constant de mettre l'athlète dans les meilleures conditions possibles pour qu'il réalise une performance.
Le cadre ensuite : des parcours roulants à souhait dans une verte campagne allemande pour le vélo, et au coeur de la ville, sur les berges du Main, pour le marathon.
Les spectateurs enfin, venus en masse encourager les athlètes : leur nombre est impressionnant et l'arrivée après le marathon dans le centre historique de la ville s'effectue au coeur d'une véritable arène montée pour l'occasion : des tribunes pleines à craquer, un écran géant suspendu à une grue, un speaker qui fait vibrer la foule, bref, difficile de passer la ligne indifférent.
Tout cela explique sans aucun doute le plateau d'athlètes présents au départ : près de 3000 dont de nombreuses stars : Mac Cormack, Bracht, Bozzone, Raelert, Llanos sont les plus en vue. Pour le reste, la densité avant le départ semble tout simplement époustouflante, chacun venant chercher un temps (le parcours étant réputé comme l'un des plus rapide du circuit Ironman) et / ou une qualification pour Hawaii. Pour ma part, c'est le chrono qui me motive, ayant déjà mon slot en poche depuis Lanzarote.
Me voilà donc bien décidé à prendre tous les risques pour faire moins que mon "record" de 9h45 établi en Floride en 2007. Placé immédiatement derrière la ligne de départ en natation (départ dans l'eau), je me retrouve au coeur de la "machine à laver" pendant 3 à 400 m. Je m'en extirpe en 1h00 et 31 secondes, soit 2' de moins que mon meilleur temps. Pour l'instant, ça s'annonce pas trop mal.
A vélo, je prends un départ rapide, les bonnes sensations de ces dernières semaines m'ayant donné une grande confiance. Je boucle le premier tour de 90 km à plus de 37 km/h de moyenne...avant de m'écrouler dans le second (35,5 de moyenne). Je rentre au parc avec un temps vélo de 4h54'55".
Transition éclair comme je les aime, coup d'oeil au chrono : 6h00 de course. Allez, je joue le tout pour le tout et tente de battre mon chrono sur marathon (soit 3h12'11"). Dire que tout va bien pendant 3 des 4 tours serait un peu simple; disons que la douleur était acceptable mais que ce fut un combat incessant pour ne pas finir en roue libre.
Sur des bases de 3h08 puis 3h10 à l'entame du dernier tour, je crois tenir le coup jusqu'au final : je n'imaginais pas que l'on puisse craquer à seulement 3 km de l'arrivée ! Quelle défaillance ! Mes jambes ne me portent plus, des athlètes me passent, la lutte atteint son paroxysme. Je serre les dents, et à 1 km de la ligne, je remets la machine en route. Je repasse un concurrent quelques mètres avant la ligne. Je lève les yeux vers le chrono : 9h14'01". C'est fantastique, je suis comblé. 55ème au scratch, 13ème en GA 35/39 (je me serais à nouveau qualifié au besoin), que dire ?
Certes on est loin du chrono KOLOSSAL de mon camarade de club Fabrice Houzelle qui signe un superbe 8h38 et 12ème au scratch. Mais la cylindrée n'est pas la même : les moteurs allemands ont toujours été performants, et nul doute que Fabrice en est pourvu ! Félicitations à lui en tout cas : il entre dans le cercle très fermé des "sub 8h40".
Belle performance aussi de Christophe Mariotte, troisième BMT boy présent à Francfort, qui de retour de blessure améliore malgré tout son chrono.
Cap maintenant vers l'Alpe d'Huez fin juillet avant quelques jours de repos bien mérité; il sera alors temps de préparer le grand rendez-vous d'octobre à Kona.



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